éco-constructeurs en Ariège et Aude
Le programme a débuté par la visite d’une installation individuelle par filtres plantés de roseaux. Système biologique alternant traitement aérobie et anaérobie, cette micro-station d’épuration sépare les matières solides dès le début du traitement (permettant ainsi l’éventuelle récupération du compost des filtres du premier étage). Distribués sur des massifs filtrants en alternance (seule contrainte de ce système) les effluents traversent des réacteurs biologiques, sont stockés dans un auget basculeur assurant une partie du cycle anaérobie. Distribués en aspersion sur les réacteurs biologiques du second étage, ils percolent au travers de ces filtres pour ensuite finir leur traitement dans un bassin aménagés de plantes épuratrices. La présence de certaines espèces (lentilles d’eau) garantit la constance de la qualité de l’eau. Tout au long du traitement un soin particulier est amené à son oxygénation celle–ci étant la clef de l’oxydation et de la minéralisation (entre autre).

A la suite de cette visite un diaporama a été projeté. Des questions concernant l’intégralité de la problématique de l’assainissement non collectif ont été posées.
LA REGLEMENTATION
Identifier les blocages administratifs, faire adhérer les responsables du territoire à son projet d’assainissement individuel, établir un dialogue avec les décideurs, sont autant d’obstacles qu’il faut franchir pour les candidats à des systèmes alternatifs. Une des stratégies possible est de chercher à identifier les blocages pour réduire les problèmes à leur plus simple expression en ouvrant des pistes de solutions.
Le maire est le responsable de l’eau sur son territoire.
LE ZONAGE
La localisation de l’installation détermine la possibilité ou non de réaliser un assainissement individuel. Le zonage peut vous obliger à vous raccorder à un assainissement collectif. Il est à souligner que certaines zones à forte eutrophisation exigent un niveau de rejets des eaux traitées de très bonne qualité.
LES TECHNIQUES
Ont été présentés les points suivants :
• Les toilettes sèches
• Le compostage
• Les percolations horizontales (anaérobie)
• Les percolations verticales (aérobies)
• Les lagunages
• Les champs de bambous
• Les plantes épuratrices
• Les MES, la DBO5, la DCO
• Les micro-stations
LES PROTOCOLES A RESPECTER
Une fois vos besoins identifiés, la technique déterminée, les moyens à mettre en œuvre listés, la première étape est d’aller convaincre le maire de sa commune. Rien ne peut se faire sans son accord. Ensuite la validation d’un système dépend du SPANC.
LA RECUPERATION DE L’EAU
Un débat à propos de « Qui pollue ? » « Qui paie ? » « Qui décide ? » sur la base d’un article de « Que Choisir ? » a eu lieu.
L’intervenant a souligné que contrairement à une idée reçue, il n’y a pas de pénurie d’eau, mais de gestion de l’eau à l’échelle individuelle. En effet un toit de maison collecte pour 100 m2 en moyenne entre 50 000 et 120 000 litres d’eau douce par an. Dès lors il est nécessaire de gérer cette ressource. Dans le même temps en sortie du système d’épuration présenté ci –dessus, de 40 000 à 80 000 litres d’eau peuvent être consacrés à l’arrosage du jardin. Un rapide calcul permet de constater :
qu’il est possible de récupérer entre 90 et 200 m3 par an.
qu’il est possible de mettre en œuvre des systèmes simples, rustiques, de technologie accessible permettant de bénéficier d’une eau abondante, de qualité, sans préjudice pour l’environnement.